Cours — Les calculs commerciaux

Comprendre chaque formule : à quoi elle sert, comment l'utiliser, comment la retenir

25 formules expliquées 4 familles 25 moyens mnémotechniques

Comment travailler ce cours

Des calculs tombent dans tous les sujets E5 : analyser les performances d'un site, d'un réseau social, d'un centre d'appels ou d'une campagne passe toujours par des chiffres. La bonne nouvelle : les correcteurs attendent toujours la même démarche en trois temps — 1) poser la formule en toutes lettres, 2) faire le calcul chiffré, 3) donner le résultat avec son unité (%, €, points) et l'interpréter en une phrase (comparaison à un repère + proposition d'action). Un résultat juste mais non interprété perd la moitié des points.

Ce cours reprend les 25 formules de la fiche de révision, mais en les expliquant : à quoi correspond l'indicateur, comment on s'en sert sur un cas, pourquoi il compte à l'examen, et une astuce pour ne jamais l'oublier. Lis-le une fois en entier, puis utilise la fiche pour réviser et le simulateur pour t'entraîner.

Famille 1 — Performance web et e-commerce

Ces indicateurs mesurent l'efficacité d'un site marchand ou d'une présence sur les réseaux sociaux : attirer des visiteurs ne suffit pas, il faut les convertir en clients, de façon rentable. C'est la famille la plus fréquente dans les dossiers « diagnostic des canaux ».

1. Taux de conversion

À quoi ça correspond

La proportion de visiteurs d'un site qui accomplissent l'action visée, le plus souvent un achat. C'est LA mesure de l'efficacité commerciale d'un site : transformer un curieux en client.

La formule Taux de conversion = (Nombre de ventes ÷ Nombre de visiteurs) × 100 Comment on s'en sert

25 ventes pour 3 000 visiteurs → 25 ÷ 3 000 × 100 = 0,83 %, très en dessous du repère e-commerce de 1 à 3 %.

Pourquoi c'est important à l'examen

C'est le calcul du sujet Écolo'Bulles 2026 (question 1.1) : le 0,83 % du site de Pauline devait déclencher un diagnostic (ergonomie, vitesse mobile, réassurance). Un taux « faible » peut être normal en e-commerce : c'est l'interprétation qui rapporte les points.

🧠 Moyen mnémotechnique Pense à un entonnoir de cuisine : on verse 3 000 visiteurs en haut, il ne sort que 25 gouttes-clients en bas. Conversion = Clients sur Curieux — les ventes toujours au-dessus, les visiteurs toujours en dessous.

2. Panier moyen

À quoi ça correspond

Le montant moyen dépensé par commande. Il indique si les clients achètent « petit » ou « gros » et permet de juger l'intérêt d'actions comme le franco de port ou les ventes croisées.

La formule Panier moyen = Chiffre d'affaires ÷ Nombre de commandes Comment on s'en sert

1 000 € de CA pour 25 commandes → 1 000 ÷ 25 = 40 € par commande.

Pourquoi c'est important à l'examen

Dans le sujet Autour des Plantes 2024, comparer le panier moyen du site (≈ 43 €) à celui de la marketplace (63 €) était un argument clé ; le corrigé attendait aussi le réflexe « franco de port fixé juste au-dessus du panier moyen » pour le faire monter.

🧠 Moyen mnémotechnique « Le CA se partage entre les caddies. » Deux C empilés : CA ÷ Commandes. Et attention : le résultat est en euros, pas en % — un panier ne se mesure pas en pourcentage.

3. Taux de rebond

À quoi ça correspond

La part des visiteurs qui quittent le site après avoir vu une seule page, sans aucune interaction. Un taux élevé signale une page d'accueil peu engageante, un site lent ou un trafic mal ciblé.

La formule Taux de rebond = (Visites d'une seule page ÷ Total des visites) × 100 Comment on s'en sert

2 250 visites d'une page sur 3 000 → 2 250 ÷ 3 000 × 100 = 75 % : les trois quarts des visiteurs repartent aussitôt.

Pourquoi c'est important à l'examen

Le 75 % d'Écolo'Bulles 2026 (à relier au PageSpeed mobile de 55/100 et aux 78 % de visites mobiles) et le 53,5 % d'Autour des Plantes 2024 devaient tous deux déboucher sur des actions : vitesse, ergonomie, contenu. Au-delà de 60-70 %, c'est une alerte.

🧠 Moyen mnémotechnique Imagine un visiteur en balle rebondissante : il touche la page d'accueil et — boing — il est déjà reparti. Rebond = une seule page touchée. Plus ça rebondit fort, plus le site a un problème d'accueil.

4. Taux d'abandon de panier

À quoi ça correspond

La part des paniers remplis qui ne se transforment jamais en commande. Il mesure la qualité du tunnel d'achat : frais de port surprises, création de compte obligatoire, paiement peu rassurant.

La formule Taux d'abandon = (Paniers abandonnés ÷ Paniers créés) × 100 Comment on s'en sert

75 paniers abandonnés sur 100 créés → 75 ÷ 100 × 100 = 75 % (la moyenne e-commerce tourne autour de 70 %).

Pourquoi c'est important à l'examen

Tombé dans Autour des Plantes 2024 (41,7 %, avec 73 paniers ≈ 3 100 € de CA perdu à récupérer par e-mail de relance) et dans Écolo'Bulles 2026 (75 %). Le correcteur attend la cause (frais de port cachés, tunnel trop long) ET le remède (relance sous 24 h, commande invitée).

🧠 Moyen mnémotechnique Le caddie abandonné sur le parking : pour compter les caddies abandonnés, on regarde… les caddies, pas les gens entrés dans le magasin. Dénominateur = paniers créés, jamais les visiteurs — c'est LE piège classique.

5. Taux d'évolution (variation en %)

À quoi ça correspond

La progression ou la baisse d'un indicateur entre deux périodes, exprimée en pourcentage. Indispensable pour analyser un tableau de bord sur deux ans.

La formule Taux d'évolution = (Valeur finale − Valeur initiale) ÷ Valeur initiale × 100 Comment on s'en sert

CA passé de 1 000 € à 1 200 € → (1 200 − 1 000) ÷ 1 000 × 100 = +20 %.

Pourquoi c'est important à l'examen

Présent dans presque toutes les annexes chiffrées « année N / année N−1 » (Markstein 2025, Autour des Plantes 2024) : le jury attend des évolutions calculées, pas de simples lectures « ça monte ». L'erreur qui coûte cher : diviser par la valeur finale.

🧠 Moyen mnémotechnique « Arrivée moins départ, divisé par le départ. » Comme une course : pour mesurer le chemin parcouru, on se retourne toujours vers la ligne de départ (valeur initiale au dénominateur).

6. CAC — Coût d'acquisition client

À quoi ça correspond

Ce que coûte, en moyenne, le recrutement d'un nouveau client par une action marketing. Il répond à la question : « combien ai-je payé pour obtenir ce client ? »

La formule CAC = Coût total de la campagne ÷ Nombre de nouveaux clients acquis Comment on s'en sert

500 € de publicité pour 25 nouveaux clients → 500 ÷ 25 = 20 € par client.

Pourquoi c'est important à l'examen

Le CAC ne se juge jamais seul : il se compare au panier moyen et surtout à la CLV. Dans Écolo'Bulles 2026, rapprocher le coût annuel du site (2 880 €) du CA généré (≈ 1 000 €) relevait de la même logique coût/rapport — un canal peut coûter plus qu'il ne rapporte.

🧠 Moyen mnémotechnique CAC = « Combien A Coûté le Client ? » — la question est dans le sigle. Et le réflexe qui va avec : un CAC ne se juge qu'en le comparant à ce que le client rapporte (CLV).

7. CLV — Valeur vie client (Customer Lifetime Value)

À quoi ça correspond

Le chiffre d'affaires total qu'un client génère pendant toute sa relation avec l'entreprise. C'est l'argument chiffré de la fidélisation : garder un client vaut souvent plus que d'en conquérir un.

La formule CLV = Panier moyen × Fréquence d'achat annuelle × Durée de vie (en années) Comment on s'en sert

40 € × 3 achats/an × 5 ans = 600 € de valeur vie — un CAC de 20 € est donc très rentable.

Pourquoi c'est important à l'examen

La comparaison CAC/CLV est le raisonnement attendu dans toute question sur la rentabilité de la fidélisation ou d'un programme relationnel : tant que CLV > CAC, l'acquisition est justifiée.

🧠 Moyen mnémotechnique Les 3 « Combien » multipliés : combien il dépense × combien de fois par an × combien d'années. Trois questions, trois facteurs, une multiplication — rien à additionner.

8. ROI — Retour sur investissement

À quoi ça correspond

Le bénéfice net dégagé par une action, rapporté à son coût. Il dit si l'investissement a rapporté plus qu'il n'a coûté, et de combien.

La formule ROI = (Gains − Coûts) ÷ Coûts × 100 Comment on s'en sert

Campagne à 1 000 € qui génère 1 500 € → (1 500 − 1 000) ÷ 1 000 × 100 = +50 % : chaque euro investi a rapporté 1,50 €.

Pourquoi c'est important à l'examen

Calcul récurrent dans les dossiers « campagne » (Markstein 2025) : le jury attend la soustraction des coûts AVANT la division. ROI négatif = campagne à revoir, pas forcément à abandonner (effet notoriété à mentionner en nuance).

🧠 Moyen mnémotechnique ROI = le Roi exige son bénéfice net : on retire d'abord la mise (Gains − Coûts), ensuite seulement on divise. « D'abord on soustrait, ensuite on divise » — le Roi avant tout récupère sa mise.

9. ROAS — Return On Ad Spend

À quoi ça correspond

Le chiffre d'affaires généré pour chaque euro de publicité dépensé. Contrairement au ROI, on ne soustrait rien : c'est un rapport brut, très utilisé pour piloter les campagnes Google/Meta Ads.

La formule ROAS = CA généré par la campagne ÷ Dépenses publicitaires Comment on s'en sert

4 000 € de CA pour 1 000 € de publicité → 4 000 ÷ 1 000 = 4 : 4 € de CA par euro de pub.

Pourquoi c'est important à l'examen

La confusion ROI/ROAS est un piège de correcteur : un ROAS de 4 peut cacher un ROI négatif si les marges sont faibles. Savoir dire « ROAS = CA brut, ROI = bénéfice net » démontre la maîtrise attendue dans les sujets SEA.

🧠 Moyen mnémotechnique Le S de ROAS = « Sans Soustraction ». ROI net, ROAS brut. Autre repère : ROAS s'exprime en « fois » (×4), ROI en % — si ta réponse ROAS contient un signe moins, tu as calculé un ROI.

10. Taux d'engagement (calculé sur la portée)

À quoi ça correspond

La part des personnes réellement touchées par une publication qui ont interagi avec elle (mentions J'aime, commentaires, partages, enregistrements). C'est l'indicateur de vitalité d'un compte social.

La formule Taux d'engagement = (Total des interactions ÷ Portée) × 100 Comment on s'en sert

1 260 interactions pour 45 000 personnes touchées → 1 260 ÷ 45 000 × 100 = 2,8 %.

Pourquoi c'est important à l'examen

Dans Écolo'Bulles 2026, les benchmarks fournis en annexe imposaient le calcul sur la portée (2,8 % Instagram contre 1,19 % Facebook) : choisir la mauvaise base (abonnés) rendait la comparaison impossible. Réflexe gagnant : écrire sur la copie quelle base tu utilises et pourquoi.

🧠 Moyen mnémotechnique « On ne peut réagir qu'à ce qu'on a VU. » L'engagement se mesure sur les personnes touchées (portée), pas sur la liste d'abonnés dont la moitié n'a rien vu passer. Portée = les yeux réels ; abonnés = le carnet d'adresses.

Famille 2 — Relation client et satisfaction

Ces indicateurs pilotent un centre de relation client et mesurent l'expérience vécue : satisfaction, effort, accessibilité téléphonique et dimensionnement d'équipe. Ils dominent les dossiers « relation client à distance ».

11. NPS — Net Promoter Score

À quoi ça correspond

La propension des clients à recommander la marque, mesurée par la question « Recommanderiez-vous… ? » notée de 0 à 10. On classe : promoteurs (9-10), passifs (7-8), détracteurs (0-6).

La formule NPS = % de promoteurs (9-10) − % de détracteurs (0-6) Comment on s'en sert

50 % de promoteurs et 20 % de détracteurs → 50 − 20 = +30 points. Seuils : < 0 alerte, 0 à 30 correct, > 50 excellent.

Pourquoi c'est important à l'examen

Le NPS est tombé dans les deux sujets 2025 (Markstein et Son-Vidéo) — c'est l'indicateur star de l'expérience client. Les deux fautes classiques : donner le résultat en % (c'est en points) et oublier que les passifs, bien que non comptés, restent dans le total des répondants.

🧠 Moyen mnémotechnique Un match Promoteurs contre Détracteurs : le NPS est l'écart au score, en points comme au rugby. Les passifs (7-8) sont les spectateurs : ils ne marquent pas, mais ils remplissent le stade (le dénominateur des %).

12. CSAT — Score de satisfaction

À quoi ça correspond

La part de clients satisfaits juste après une interaction précise (achat, appel au SAV, livraison), sur une échelle de 1 à 5. Mesure « à chaud », ponctuelle.

La formule CSAT = (Réponses 4 et 5 ÷ Total des réponses) × 100 Comment on s'en sert

168 clients ont répondu 4 ou 5 sur 200 interrogés → 168 ÷ 200 × 100 = 84 % de satisfaits.

Pourquoi c'est important à l'examen

Le trio NPS/CSAT/CES structure les questions « mesurer l'expérience client » (Son-Vidéo 2025, Cloche Lorraine 2023). Savoir situer chaque outil — CSAT à chaud sur une interaction, NPS à froid sur la relation — vaut autant que le calcul.

🧠 Moyen mnémotechnique C-SAT = seuls les SATisfaits comptent : on ne garde que les notes hautes (4 et 5), le reste tombe. Image : sur 5 étoiles, seules les 2 dernières allument le compteur.

13. CES — Customer Effort Score

À quoi ça correspond

L'effort que le client estime avoir fourni pour obtenir satisfaction (joindre le service, faire un retour…), noté généralement de 1 (très facile) à 7 (très difficile). Moins d'effort = plus de fidélité.

La formule CES = Somme des notes d'effort ÷ Nombre de réponses (échelle 1-7) Comment on s'en sert

480 points d'effort cumulés pour 200 réponses → 480 ÷ 200 = 2,4 sur 7 : parcours fluide.

Pourquoi c'est important à l'examen

C'est le seul du trio qui soit une moyenne et non un pourcentage, et le seul où un score bas est une bonne nouvelle : deux singularités que les correcteurs adorent vérifier (thème central du cours Omnicanal, sujets NC 2023 et 2025).

🧠 Moyen mnémotechnique CES = l'escalier : chaque marche est un effort demandé au client. Un bon parcours est de plain-pied — score bas = client heureux. C'est l'inverse des autres indicateurs : le CES se gagne vers le bas.

14. DMT — Durée moyenne de traitement

À quoi ça correspond

Le temps moyen consacré à un contact client, conversation ET travail administratif après l'appel (saisie, e-mail de confirmation) compris. C'est la brique de base du dimensionnement d'un plateau.

La formule DMT = Temps total (conversation + post-appel) ÷ Nombre de contacts Comment on s'en sert

7 200 minutes pour 1 800 appels → 7 200 ÷ 1 800 = 4 minutes par contact (repère secteur : 3 à 6 min).

Pourquoi c'est important à l'examen

Toute question de dimensionnement d'équipe (dossiers centre de relation client) commence par la DMT. Oublier le temps post-appel au numérateur fausse toute la chaîne de calcul qui suit.

🧠 Moyen mnémotechnique « L'appel ne s'arrête pas quand on raccroche. » DMT = parler + la paperasse. Image : le serveur qui débarrasse la table après le départ du client — ce temps-là fait partie du service.

15. Taux de décroché

À quoi ça correspond

La part des appels entrants auxquels le centre répond effectivement. C'est la mesure la plus brute de l'accessibilité : un appel non décroché est souvent un client perdu ou mécontent.

La formule Taux de décroché = (Appels décrochés ÷ Appels reçus) × 100 Comment on s'en sert

1 710 appels décrochés sur 1 800 reçus → 1 710 ÷ 1 800 × 100 = 95 % (objectif : > 90 %).

Pourquoi c'est important à l'examen

Indicateur systématique des tableaux de bord de centre d'appels. Le piège : le confondre avec la qualité de service — décrocher beaucoup mais lentement donne un bon taux de décroché et une mauvaise QS.

🧠 Moyen mnémotechnique Décroché = « a-t-on répondu, oui ou non ? » — une question de quantité. La QS demandera « assez vite ? » — une question de vitesse. Deux questions, deux indicateurs, ne jamais les fusionner.

16. Qualité de service (QS) — la règle 80/20

À quoi ça correspond

La part des appels pris en charge en moins d'un temps donné (souvent 20 secondes). Elle mesure la rapidité de la prise en charge, donc l'attente réellement vécue par le client.

La formule QS = (Appels traités en moins de X secondes ÷ Appels reçus) × 100 Comment on s'en sert

1 440 appels pris en moins de 20 s sur 1 800 → 1 440 ÷ 1 800 × 100 = 80 % : la norme « 80/20 » est atteinte.

Pourquoi c'est important à l'examen

La norme sectorielle « 80 % des appels décrochés en moins de 20 secondes » est LE chiffre repère à citer dans tout diagnostic de centre de relation client — il transforme un calcul en analyse professionnelle.

🧠 Moyen mnémotechnique 80/20 comme Pareto, mais en secondes : 80 % des appels en 20 secondes. Le hasard fait bien les choses : tu connais déjà « 20/80 » (les clients), retourne-le en « 80/20 » (les appels) — les deux tombent à l'examen.

17. Dimensionnement d'équipe — étape 1 : la charge de travail

À quoi ça correspond

Le volume total d'heures de travail que représente le flux de contacts à traiter sur une période. C'est la « demande » à couvrir.

La formule Charge = Nombre de contacts × DMT (puis convertir les minutes en heures) Comment on s'en sert

1 800 appels/jour × 4 min = 7 200 min = 120 heures de travail par jour.

Pourquoi c'est important à l'examen

Le dimensionnement en 3 étapes est un classique des dossiers centre d'appels : tout se joue dans l'ordre et dans la conversion d'unités. Une charge laissée en minutes face à une capacité en heures = résultat absurde garanti.

🧠 Moyen mnémotechnique Étape 1 du sandwich C-C-E (Charge, Capacité, Effectif). La charge, c'est la pile de dossiers sur la table : combien d'heures de boulot au total ? Réflexe : « je convertis en heures avant d'aller plus loin ».

18. Dimensionnement d'équipe — étape 2 : la capacité d'un agent

À quoi ça correspond

Le nombre d'heures réellement productives d'un téléconseiller par jour : personne ne traite des appels 100 % de son temps de présence (pauses, briefs, formation).

La formule Capacité = Heures de travail × Taux d'occupation productive Comment on s'en sert

7 h de présence × 0,80 d'occupation = 5,6 h productives par agent et par jour.

Pourquoi c'est important à l'examen

Oublier le taux d'occupation (repère : 70-85 %) et diviser la charge par les heures de présence brutes sous-dimensionne l'équipe — erreur type que les sujets provoquent volontairement en fournissant le taux dans une annexe.

🧠 Moyen mnémotechnique Un agent est comme une batterie de téléphone : 7 h affichées, mais seulement 80 % utilisables en vrai. Présence × occupation = production. Si l'annexe donne un taux d'occupation, c'est qu'il DOIT servir.

19. Dimensionnement d'équipe — étape 3 : l'effectif requis

À quoi ça correspond

Le nombre de téléconseillers nécessaires pour absorber la charge, obtenu en divisant la demande (charge) par ce qu'un agent peut produire (capacité).

La formule Effectif = Charge ÷ Capacité → arrondir à l'entier SUPÉRIEUR Comment on s'en sert

120 h ÷ 5,6 h = 21,4 → 22 téléconseillers (jamais 21).

Pourquoi c'est important à l'examen

L'arrondi supérieur est un point de barème à part entière : arrondir « mathématiquement » 21,4 à 21 laisse 0,4 équivalent temps plein de charge non traitée, donc des appels perdus. Conclure par une phrase (« il faut recruter X personnes ») est attendu.

🧠 Moyen mnémotechnique « On ne recrute pas 0,4 personne. » Dès qu'un résultat compte des humains (ou des unités à vendre), on arrondit au plafond, jamais au plancher — même 21,1 devient 22.

Famille 3 — Rentabilité : MCV et seuil de rentabilité

Le raisonnement coûts fixes / coûts variables permet de répondre à la question « à partir de combien de ventes ce projet devient-il rentable ? ». Entré à l'E5 avec le sujet Écolo'Bulles 2026, il est désormais incontournable pour évaluer l'ouverture d'un nouveau canal de vente.

20. MCV — Marge sur coût variable unitaire

À quoi ça correspond

Ce qu'il reste de chaque vente une fois payés tous les coûts qui varient avec elle (matières, emballage, commission de plateforme, frais de paiement). C'est cette marge qui « rembourse » les charges fixes.

La formule MCV unitaire = Prix de vente unitaire − Coûts variables unitaires Comment on s'en sert

Savon vendu 7,90 € avec 1,63 € de coûts variables (matières + commission de paiement) → 7,90 − 1,63 = 6,27 € de marge par savon.

Pourquoi c'est important à l'examen

Écolo'Bulles 2026, question 2.1 : tout le calcul du seuil dépendait de l'inventaire complet des coûts variables. Oublier la commission de la plateforme de paiement (2,9 %) ou mal traiter les frais de port faussait la MCV — et donc le seuil.

🧠 Moyen mnémotechnique MCV = ce qui reste dans la Main après les Coûts Variables. Avant de soustraire, fais la fouille complète des poches : matières, emballage, commission, port — un coût variable oublié, c'est une marge gonflée et un seuil faux.

21. Seuil de rentabilité (en volume)

À quoi ça correspond

Le nombre d'unités à vendre pour que la marge dégagée couvre exactement les charges fixes : en dessous on perd de l'argent, au-dessus on en gagne.

La formule Seuil = Charges fixes ÷ MCV unitaire → arrondir à l'entier SUPÉRIEUR Comment on s'en sert

150 € de publicité (charge fixe) ÷ 6,27 € de MCV = 23,9 → 24 savons à vendre pour rentabiliser la boutique Instagram.

Pourquoi c'est important à l'examen

LE calcul du sujet Écolo'Bulles 2026. Deux exigences au barème : l'arrondi supérieur (23,9 → 24, jamais 23) et l'hypothèse sur les frais de port, à écrire noir sur blanc : facturés au client, ils sont neutres (MCV 6,27 €, seuil 24) ; supportés par le vendeur, ils deviennent un coût variable (MCV ≈ 3,37 €, seuil 45). Les corrigés publiés divergent précisément là-dessus : une hypothèse explicitée est toujours valorisée, quelle que soit l'option choisie.

🧠 Moyen mnémotechnique Le seuil est une porte : on ne l'a pas franchie à 23,9 — il faut la 24e vente pour passer de l'autre côté (arrondi supérieur, comme pour les effectifs). Et avant de calculer, pose la question rituelle : « qui paie le port ? » — écris ta réponse sur la copie.

Famille 4 — Campagnes : e-mailing et ciblage

Une campagne d'e-mailing s'analyse comme un entonnoir — délivré, ouvert, cliqué, acheté — et se prépare par un ciblage : le scoring RFM identifie à qui écrire et quoi proposer.

22. Taux d'ouverture

À quoi ça correspond

La part des e-mails effectivement arrivés en boîte de réception qui ont été ouverts. Il mesure la force de l'objet, de l'expéditeur et du moment d'envoi.

La formule Taux d'ouverture = (E-mails ouverts ÷ E-mails délivrés) × 100 Comment on s'en sert

220 ouvertures pour 1 000 e-mails délivrés → 220 ÷ 1 000 × 100 = 22 % (repère : 20-25 %).

Pourquoi c'est important à l'examen

Classique des dossiers campagne (Markstein 2025) : la base est délivrés (envoyés moins les rejets/bounces), pas envoyés. Diagnostic associé : ouverture faible = travailler l'objet et l'heure d'envoi, pas le contenu.

🧠 Moyen mnémotechnique « L'objet ouvre la porte. » Et pour la base : on ne peut ouvrir qu'un courrier arrivé dans la boîte — d'où les délivrés au dénominateur. Un e-mail rejeté n'a jamais eu sa chance.

23. Taux de clic

À quoi ça correspond

La part des destinataires qui ont cliqué sur un lien de l'e-mail. Il mesure la pertinence du contenu et la force de l'appel à l'action (CTA).

La formule Taux de clic = (Clics ÷ E-mails délivrés) × 100 Comment on s'en sert

40 clics pour 1 000 délivrés → 40 ÷ 1 000 × 100 = 4 % (repère : 2-5 %).

Pourquoi c'est important à l'examen

C'est le maillon central de l'entonnoir : beaucoup d'ouvertures mais peu de clics = promesse de l'objet non tenue par le contenu, ou CTA invisible. Le jury attend ce type de diagnostic croisé, pas seulement le chiffre.

🧠 Moyen mnémotechnique Après la porte (objet), le couloir : c'est le contenu qui fait cliquer. Même dénominateur que l'ouverture (délivrés) — dans l'entonnoir e-mailing, on garde la même base du haut en bas pour pouvoir comparer.

24. Taux de concrétisation (transformation e-mailing)

À quoi ça correspond

La part des e-mails délivrés qui ont abouti à une vente. C'est la sortie de l'entonnoir : ce que la campagne a réellement rapporté en actes d'achat.

La formule Taux de concrétisation = (Ventes ÷ E-mails délivrés) × 100 Comment on s'en sert

10 ventes pour 1 000 délivrés → 10 ÷ 1 000 × 100 = 1 % (ordre de grandeur normal).

Pourquoi c'est important à l'examen

L'analyse attendue lit l'entonnoir complet — ouverture 22 %, clic 4 %, concrétisation 1 % — pour localiser le maillon faible, puis croise avec le ROI/ROAS de la campagne pour conclure sur la rentabilité. C'est ce raisonnement en chaîne qui fait la différence.

🧠 Moyen mnémotechnique L'entonnoir O-C-C : Ouvrir, Cliquer, Concrétiser — trois taux qui ne peuvent que décroître. Si ta concrétisation dépasse ton taux de clic, une base de calcul est fausse quelque part.

25. Scoring RFM

À quoi ça correspond

Une méthode de notation des clients selon trois critères — Récence du dernier achat, Fréquence d'achat, Montant dépensé — pour segmenter le fichier et différencier les actions commerciales.

La formule Score RFM = points Récence + points Fréquence + points Montant Comment on s'en sert

Client noté R3 + F3 + M3 = 9/9 → client en or à fidéliser ; un score de 5 → relance ciblée ; 3 → campagne de réactivation.

Pourquoi c'est important à l'examen

Le RFM apparaît dans les questions de ciblage et de segmentation de fichier client. La démarche attendue a 4 étapes : construire le barème, noter chaque client, additionner, puis associer une action commerciale à chaque segment — sans cette dernière étape, la réponse est incomplète.

🧠 Moyen mnémotechnique Le bon client est venu Récemment, revient Fréquemment, dépense Massivement — RFM, dans l'ordre chronologique d'une visite en boutique : quand ? combien de fois ? combien ? Et souviens-toi : un score sans action ne sert à rien.

Et maintenant ?

Tu as compris chaque formule : passe à la mémorisation avec la fiche synthétique, puis à l'automatisation avec le simulateur — c'est la répétition sur des énoncés toujours nouveaux qui rend les calculs infaillibles le jour de l'épreuve.

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